Patois limousin, le retour !...

Patois limousin, le retour !...
Jamais
deux sans trois. Fernand Mourguet vient de faire paraître un tome
supplémentaire de sa grande saga patoisante : Vive le patois limousin !...[1] (ponctuation
originale). Comme les précédents, il contient une gerbe (bauda
évidemment) de textes les plus divers, que réunit l’adoption d’une graphie (et
d'une ponctuation !...) personnelle(s) pour noter ce que l’auteur appelle le «
patois limousin » : un dictionnaire « français-patois » (initiative tout à fait
remarquable, qui semble impliquer que l’on puisse et même qu’il soit
souhaitable d’enseigner le « patois limousin »), des expressions et proverbes,
des transcriptions en sa graphie de chansons anciennes ou d’auteurs
fameux (Mazabraud, Rebier, Pierre dau Faure), des Noëls et autres chansons
religieuses (voire mêmes quelques prières), des poésies de son crû et toute une
ribambelle de textes courts, baptisés « gnorlas », mais qui sont le
plus souvent loin de répondre au comique plus ou moins grinçant du genre ; il
s’agit plutôt des réflexions et opinions à bâtons rompus, des ébauches de
fables, des bouts de rêveries de cet étonnant Pierrot lunaire. Tous les textes
limousins sont suivis d’une traduction en français. Rien de toute cette matière
n’est vraiment abouti, tout reste un peu en plan, en suspens, ni fait ni à
faire ; ce livre me fait penser à une forme d’art naïf, pas des plus réussies,
pleine de clichés un tantinet réactionnaires et mêmes franchement irritants[2],
mais avec de petits détails bizarres qui excitent la curiosité et poussent en
fait à poursuivre la lecture. Pourquoi donc Mourguet ne se lance-t-il pas dans
la composition d’une vraie fiction ? D’un roman paysan par exemple ? Peut-être
parce qu’il en juge indigne sa langue, qu’il chérit pourtant au plus haut
point, la caressant du nom, doux à ses oreilles, de « patois ». Mais il l’aime
comme il la croit être : pauvre, démunie, réduite au souvenir et à la
plaisanterie… Sans doute pense-t-il que le roman ne s’écrit qu’en français, ou
alors en « occitan », ce mot qu’il exècre tant. Mais à la fois, il ne peut
s’empêcher de livrer au lecteur, en patois, de graves pensées et mêmes quelques
poèmes sérieux et touchants, d’une religiosité en vérité fort peu orthodoxe[3].
J’ai déjà
eu l’occasion de dire ce que je pensais de cette aventure graphique, répondant
à la volonté d’écrire le « patois » sur le modèle du français afin – croit-on –
de le donner à entendre (voir ici même, « Vive
l’occitan limousin ! » et « La guerre
picrocholine mais néanmoins meurtrière du patois contre l’occitan »).
Mourguet ne veut pas comprendre qu’il ne peut rendre la variété de langue qu’il
écrit qu’à « l’oreille » de ceux qui la connaissent déjà[4].
De plus, la base française de son système personnel de codification est
tellement prégnante qu’il en oublie plus d’une fois le « patois » lui-même
(n’écrit-il pas le présent de l’indicatif du verbe être à la troisième personne
« est » ?). Mais Fernand Mourguet est obstiné et persévère dans ses
choix. Cela est bien sûr son entière liberté et je lui suggère d’ailleurs de
traiter le français comme il traite le limousin ; cela serait logique (en
effet, il y aurait bien des réformes à accomplir pour en donner un code plus
cohérent ; pourquoi se cantonner au seul « patois » ?) et rendrait ses livres
amusants.
Mourguet,
cette fois, pour la rédaction de son dictionnaire, s’est pourtant intéressé aux
travaux des autres, et sa manière d’envisager la langue et de ce que l’on peut
en faire me paraît en être quelque peu modifiée. En particulier, l’idée que ce
qu’il appelle « patois » est une « vraie » langue, une langue à part entière,
semble avoir fait son chemin. Dans son introduction ou préface, il cite
d’ailleurs les noms de Maurice Robert et d’Yves Lavalade. Lavalade utilise, on
le sait, la graphie occitane dite classique, Maurice Robert, lui, est partisan
d’une graphie réformée, mieux adaptée aux spécificités phonétiques du limousin[5].
Je ne veux pas m’engager ici dans ce débat, très intéressant du reste, mais je
note au moins ce qui rassemble Robert et Lavalade : tous deux considèrent que
le limousin appartient à la langue occitane. Ce n’est pas le cas de Mourguet,
qui ne veut entendre parler que de « patois », sans se prononcer sur ce que la
langue est ou n’est pas. Car il n’est pas et ne veut pas être linguiste.
Pourtant, il n’hésite pas, en vertu de son expérience de la langue, à vouloir
en réformer la graphie. Mais cela n’exigerait-il pas aussi quelques compétences
en linguistique ? Apparemment pas : il trouve sa légitimité – dit-il en
substance –, non dans les savants prétendus, dont il se moque – gentiment ou
pas –, mais dans les gens qui le lisent et qui lui disent : « Au moins on peut
te lire, toi avec ton patois, mais pas les autres auteurs qui écrivent en
occitan » (p. 14). « C’est réconfortant !... » ajoute-t-il. Pour lui, sans
doute ; pour nous, qui essayons de diffuser une conscience linguistique à
travers la graphie classique, c’est évidemment désespérant. Mais c’est ainsi.
Il faut en prendre acte.
Par rapport au désaccord entre Lavalade (et faudrait-il
ajouter au nom de celui-ci, ceux de tous les auteurs, c’est-à-dire tous ou
presque, qui ont adopté la graphie classique) et Robert, Mourguet n’est pas
très fair play, révélant que l’un lui aurait dit de l’autre : « Moi,
je suis linguiste ; lui il est archéologue ». Robert, archéologue ? Mourguet
veut-il dire « ethnologue » ? Enfin la question n’est pas là, d’autant plus
que, grand seigneur, il affirme qu’ « il n’y aura jamais trop […] de
limousinants de conviction, qu’ils soient d’obédience « robertienne », «
mistralienne », « félibréenne », « occitanienne » ou même « patoisante » » (p.
12). Cet œcuménisme l’honore, et est chez lui chose nouvelle. Précisons
cependant qu’il n’y a guère à ma connaissance de partisans de la graphie
mistralienne en limousin et que les félibres comme les autres, sauf Robert et –
dans un autre style – Mourguet et les écrivains francophones édités par la même
maison d’édition (La Veytisou), qui ponctuent leurs livres de phrases patoises, ont
adopté depuis fort longtemps la graphie classique. C’est celle qui est
enseignée à la calandreta, dans les collèges (là bien sûr où il y en
a, c’est-à-dire presque nulle part), à l’université, dans les cours pour
adultes de l'IEO etc… Cet œcuménisme apparent a en fait pour fonction
d’introduire un petit texte de Robert, consacré au premier tome de Vive le
patois Limousin, et que l’auteur reproduit fièrement en exergue, ce qui
semble attester qu’il ne recherche pas seulement la satisfaction de ses
lecteurs non pervertis par les écoles, mais aussi quelque reconnaissance du
côté des savants linguistes, archéologues ou autres ethnologues… A la vérité,
le court texte de Robert est plein de réserves : « Peu importe la graphie et
même le terme « patois », le seul qu’aient connu jadis les paysans pour
désigner leur langue. L’essentiel est de s’exprimer, d’écrire, de parler,
c’est-à-dire de vivre sa culture. Notre parler disparaît assez vite sans que
nous créions des blocages orthographiques en imposant une graphie réservée aux
travaux de recherche » Ce à quoi, je souscris totalement, à cette nuance près que
la graphie classique n’est certes pas réservée aux travaux de recherche : elle
est utilisée pour écrire des romans, de la poésie (songeons quand même à
Delpastre, à Melhau, à Berland, à Lavalade aussi, bien sûr), des articles de
journaux et de revues, pour enseigner aux enfants, etc. Mais en effet,va pour
le « patois » : si Mourguet veut utiliser ce terme, je n’y vois pour ma part
aucun inconvénient.
Que l’on me
permette cependant de signaler le malentendu le plus absolu, bien connu de tous
ceux qui se sont intéressé à la question. Mourguet cite avec indignation la
définition de « patois », donné par « un certain dictionnaire » (Lavalade ?) :
« terme péjoratif, chez nous, pour désigner la Langue d’Oc ; son usage est à
proscrire ». « Et l’on voudrait, s’écrit-il, que ceux qui aiment ce patois ne
soient pas révoltés par ces propos ? » (p. 14). C’est que, pour Mourguet, le
mot est inséparable de la chose, au point que la langue d’oc ne peut, ne
saurait en aucune façon renvoyer à ce que lui nomme « patois ». Tellement qu’il
va jusqu'à dire qu’écrire « patois » (c’est-à-dire, comprend-on dans sa propre
graphie) risque de devenir, du fait de la fatwa occitane lancée sur le
terme et sur les graphies patoisantes, une activité clandestine (« faudrait-il
en arriver à écrire des samizdats ? », p. 15). Il envisage même de « planquer »
ses manuscrits « dans les fissures, dans les failles des rochers d’une grotte
limousine appropriée…, que l’on retrouverait dans des siècles », boutade qui
dénote tout de même une légère paranoïa, car personne ne le persécute et ne
songe à le priver d’éditeur ! Son livre, d’ailleurs, se vend comme les petits
pains dans tous les supermarchés et les kiosques de la région… Pourtant il
redoute une « levée de bouclier » et s’insurge contre les propos de ceux qui
osent dire du patois qu’il est un terme dégradant : « Le patois est encore une
langue chevillée au corps chez beaucoup. Ils ont droit eux aussi au respect »
(p. 15). Mais est-ce leur manquer de respect que de leur dire que ce qu’ils
appellent « patois » est en fait une « langue » à part entière (ce que dénie –
pour la plupart de ceux qui l’emploient – le terme de patois), et que cette
langue a un nom ? Dans un passage assez embrouillé,
Mourguet déclare en fait que l’interdit du patois est venu deux fois : une fois
de la part de l’école française et une seconde fois des occitanistes (qu’il
appelle les « occitans ») : « ceux qui avaient enfin appris à lire et à écrire
en français, quand apparut cet occitan de certains intellectuels » (p. 15).
L’occitan est une langue d’intellectuels, opposée au patois du peuple… il y
aurait une sorte de lutte de classe entre occitan et patois, si je puis
traduire ainsi les propos on ne peut moins marxisants de Mourguet. S’il ne
s’agissait pas de la même réalité linguistique, cela ne serait pas tout à fait
faux, au sens où, en effet, les promoteurs de la graphie classique, de fait
(mais comment aurait-il pu en aller autrement ?), appartenaient et
appartiennent toujours à la petite (et grande) bourgeoisie, souvent citadine ou
villageoise. Il faut bien reconnaître aussi que, globalement, même au plus fort
de leurs années revendicatives, les composantes du mouvement occitaniste n’ont
pas suffisamment investi le terrain de l’éducation populaire, de la formation
des adultes et des enfants (calandreta est apparue du fait même de
cette déficience). Mais il est évident aussi que si l’école avait fait son
travail, c’est-à-dire si elle avait diffusé la graphie classique, Fernand
Mourguet et consorts ne la contesteraient pas plus qu’ils ne contestent
l’orthographe française, pourtant bien moins régulière et « phonétique » ! Car
ils ne contestent pas les institutions – c’est à peine si Mourguet ose faire le
moindre reproche à l’école qu’il a connu – mais ceux qu’il est si facile de
critiquer parce que justement ils ne sont pas parvenus à acquérir une
légitimité institutionnelle. Autrement dit, les occitanistes ont bon dos. Quant
au mépris des intellectuels (toujours doublé du désir éperdu d’être reconnu par
eux) il vaut bien le mépris de l’immense majorité des intellectuels (et
justement les occitanistes, pour la plupart, ne sont pas de ceux-là, qui
souvent font de l’occitan par amour des cultures populaires) à l’égard des
paysans et des ouvriers.
Mourguet affecte de reconnaître,
mi-résigné mi-insurgé : « Il est vrai que je ne sais pas, que je ne veux pas,
que je peux pas écrire et parler l’occitan… C’est une véritable
impossibilité » (p. 15, c’est moi qui souligne). Cet aveu est surtout celui de
la mauvaise foi : car ce que nous ne cessons de lui répéter, qu’il ne sait que
trop et qu’il refuse de toute son âme, comme un malade refuse de reconnaître un
diagnostic avéré, c’est qu’il parle déjà parfaitement occitan sans avoir à
changer le moindre mot, la moindre intonation de son « patois ». Il est donc
proprement absurde de dire qu’il ne peut ni ne veut parler l’occitan, et c’est
bien sûr l’occitan qu’il écrit dans une graphie personnelle (de même que le
français dont on réformerait l’orthographe ne cesserait bien sûr d’être du
français), une variété de l’occitan limousin ; mais une fois encore l’occitan
n’existe pas en dehors de ses dialectes, eux-mêmes soumis à variation. Aussi
lorsque Mourguet affecte de s’élever avec véhémence contre la déclaration
relevé sur internet (qui par bonheur dit-il, « ne m’est pas accessible »,
apportant la preuve manifeste du contraire), suite ajoute-t-il à « un article
[le] concernant » (« La guerre
picrocholine et néanmoins meurtrière du patois contre l’occitan », qu’il se
garde d’ailleurs bien de discuter), selon laquelle « il vaut mieux cent
personnes qui parlent occitan que cent mille personnes qui parlent patois », hé
bien il passe volontairement à côté du sens évident de la déclaration de
l’internaute qu’il identifie à un « jeune érudit » aux « prétentions peu
ordinaires ». Le lecteur en question, qui a signé son message, Ivon Balès,
figure familière des activités occitanes en limousin (voir ses blogs), qui n’est pas un tout
jeune homme (sans vouloir le vexer) et qui ne se pose certes pas en « érudit »,
voulait évidemment parler de conscience linguistique. Il pense que
l’autodénigration inhérente au terme de patois est le fossoyeur de la langue,
et qu’il vaut mieux des locuteurs en petit nombre ayant conscience de parler
occitan que des locuteurs en plus grand nombre qui considèrent que ce qu’ils
parlent est et reste du « patois ». Pour ma part je ne suis pas d’accord avec
cette manière de poser les choses (Balès se voulait juste, je crois, un
tantinet provocateur), car l’inexorable extinction des locuteurs qui nomment ce
qu'ils parlent « patois » est une catastrophe pour la langue, mais Mourguet sait
bien que, pour autant, son contradicteur n’opposait pas deux langues
distinctes, dont l’une (l’occitan) mépriserait et chercherait à écraser
l’autre. C’est pourquoi sa conclusion, en « patois » (la préface est sinon
toute en français), à mon humble avis, tombe à plat ; soit, dans sa graphie : «
Leidoun io mè dissei : « moun viei, avéqué quèlès édéïès qu’est sègur què
n’i auro pus dègu què parloro lu Limousi, un’ jour o l’autrè ». (N’i èn o què
nè sè prénèn pas per n’importo qui !). Mè tabè ! » (p. 16). On
aurait au contraire de bonnes raisons de dire exactement la même chose au sujet
de sa propre perception obstinée de la langue comme patois : n’est-elle
pas une justification de l’abandon de langue ? Cela, même s’il faut reconnaître
qu’elle n’en est certainement pas un élément décisif, car l’usage du mot «
patois », chargé de tout son contenu négatif dépréciatif, existait depuis le
début de l’époque moderne. Enfin, que Mourguet le veuille ou non, c’est le
syntagme « langue régionale » et non « patois » qui est reconnu par la plupart
de ceux qui défendent ces idiomes et désormais par les élus. Personne ne
pourrait en effet imaginer que les députés et les sénateurs réunis en congrès
aient pu décider à la majorité de mentionner dans la constitution que « les
patois font partie du patrimoine de la nation », c’est bien d’eux pourtant
qu’il s’agit, mais sous une dénomination qui leur confère une véritable dignité
linguistique, sans laquelle la question de leur reconnaissance et de leur
défense ne se poserait même pas.
Jean-Pierre Cavaillé

une illustration de l'ouvrage de F. Mourguet
[1] Vive le patois limousin !... t. 3, La Veytizou, 2008 (et non 2003 comme indiqué p. 6).
[2] Par exemple cette réflexion au parfum de préférence française : « Io nè sabè pas per qui votar quand auvè dirè què lo Franço o bèsoué dè cinq cènt milo travaïlladous nouveux déinan et què per quo lo bèsoué dè far rèntrar cinq cènt milo immigras », p. 302.
[3] Soit, p 350, ce texte étonnant, que je reproduis pour son curieux
millénarisme et qui montre en tout cas que Mourguet croit pouvoir confier au
patois des pensées qui sans nul doute lui importent fort :
Tuèr lo
cliardo.
Voulian tuèr lo
cliardo què flambètaivo din’ mè,
Mâ nè pouguérèn
pas d’èn leurs éteignadours
Lo far s’èn
n’anèr coumplètaidamèn…
Au pus mau dè
mo vito, l’ério bién toujours qui,
Mémo si lo
n’ério pus qu’un’ rousi.
Lous quaus
voulian lo tuèr ?
Quis què nè
creuriè pè…
Mâ quo pourrio
essèr tè, quo pourrio essèr mè.
Dègu n’est
(n’éï) boun, noma lu Boun DI.
Maï si daus
cops un’ sè damando èntè Au sè traubo.
Tout paisso èn
queu moundè.
N’io daus
méchants jours, n’io daus bouns jours.
Faut bè viaurè
lous un’s, maï lous autrés,
Èn attèndant lu
grand jour dè chaicun’.
Quis jours sè
coumptèn per miliouns,
Chaiquè jour
sur notro térro.
DI est trop
grand per l’hommè,
Què nè pourro
jamaï coumptar tous lous souleis.
Qui est quo
(tchiéquo) dounc què l’hommè,
Per què lu Boun
Di sè souvènguéssio dès è ?
Quand
tornoro-t-eu per lu grand jour “total” ?
Quantè pus dègu
nè puroro,
Pus dègu nè
foro dè mau.
Et tous nous
chantaram, nous dansaram,
Sur quèlo
nuvélo Térro sé chabassi
Dè térro, d’ar,
dè tèm, d’amour,
Èntè nous pourram trouvar lu Boun DI. », p. 350.
[4] Il raconte pour se conforter la petite histoire au sujet d’un éducateur qui l’a aidé à maîtriser la technique du traitement de texte : « No vè qu’au visaivo moun prumier librè, au dissei : « Tèto dè io bulli », èn comprènian dè seican. Mè dissei què lo méthodo phonétiquo per apprèner à parlèr lu patouei limousi ério lo bouno » (« Une fois qu’il regardait mon premier livre, il s’écria : « Tête d’œuf bouilli », en comprenant sur le tas. Je me dis que la méthode phonétique pour apprendre à parler le patois limousin était la bonne », p.264-5). La « méthodo phonétiquo », comme ces mots mêmes le montrent bien, n’a rien de phonétique, elle consiste à tenter de rester au plus près du français, et cela ne permet nullement de parler, mais d’écrire et de lire ; pour parler, il faut entendre parler, et l’on ne saurait bien sûr entendre parler le limousin à partir du français. S’agissant de lire, il est évident que la graphie classique est plus ouverte qu’une transcription en français patoisé, et d’abord, parce qu’elle permet indiscutablement à une nombre de lecteurs potentiels beaucoup plus importants (francophones et non-francophones) de « comprendre sur le tas », pour reprendre l’expression de F. Mourguet.
[5] Maurice Robert vient de faire paraître Les mots limousins du village : manières de faire, biais de parlar : histoire, patrimoine, traditions, Volume second , L-Z, Pageas, Société d'ethnographie et de sauvegarde des patrimoines en Limousin, 2008.
Commentaires sur Patois limousin, le retour !...
- Bonjour,

merci pour cette critique d'un livre que ma mère, pour me faire plaisir, a manqué d'acheter.
J'ai eu beaucoup de mal à lui expliquer que "l'apparente facilité" de lecture était là pour lui compliquer le passage vers d'autre ecrivain-e-s mal-dits "du-terroir" ou "regionalistes".
Pour les personnes de la génération de mes parents, Panazô semble une référence indépassable. Jan dau Melhau et Delpastre ont très mauvaise presse (je n'ai vérifié qu'auprès d'une trentaine de personnes représentatives d'elles même). Même dans un milieu "un peu plus cultivé" (enseignant-e), la graphie classique "n'est pas notre patois" ; je ne prendrai exemple ici que du "Loís dau Lemosin" dont mon institutrice a perdu l'ancienne édition, graphiées je ne sais comment, et me tendant la nouvelle édition me dit : fais moi la lecture, "ils" ont changé notre patois.
Du coup, des personnes comme mes parents achètent plus facilement "ce qui leur parle patois" et qui plus est, est facilement trouvable dans une librairie généraliste, que le "Tresors des Expressions Limousines" par Lavalade.
C'est pas facile d'expliquer l'ouverture sur la langue que represente la graphie classique. - ComplexéCet article est surtout celui de quelqu'un jaloux de la maîtrise de la langue vernaculaire par l'auteur et qui sort tout un attirail philosophique pour enfoncer un ouvrage qui est à l'image des derniers locuteurs, décomplexés et modestes. Le snobisme à vouloir imposer sa graphie à des gens qui n'ont aucune leçon linguistique à recevoir est proprement hallucinante.

- ad hominemLe précédent commentaire signé Gascon explique ma critique de Mourguet par le complexe et la jalousie de celui qui parle mal, l'intellectualisme de qui utilise un "attirail philosophique" et le "snobisme" (terme tout à fait déplacé d'ailleurs dans ce contexte) de qui cherche à imposer sa graphie. Mais qu'est-ce que "Gascon" connaît de mon niveau de langue ? Où est l'attirail philosophique ? Je le mets au défi de me trouver dans ce texte un seul argument qui mériterait cet adjectif. Non pas qu'il soit pour moi injurieux, loin de là, mais précisément je connaîs suffisamment la partie pour savoir ce qui distingue l'argumentation philosophique d'une manière simple et directe d'argumenter, en l'occurrence sur un objet (la graphie et la pseudo opposition patois/occitan) que je n'appréhende nullement avec les outils de la philosophie. Enfin je ne donne dans mon texte aucune leçon; c'est Mourguet qui en donne une et pense que l'on peut, dans son coin, bricoler tout seul une graphie en renvoyant dos à dos les "linguistes" et les "archéologues". Ce n'est pas donner une leçon que de relever les contradictions de la méthode, mais exercer une libre critique. Gascon me fera d'ailleurs le plaisir de remarquer que je donne à Mourguet aucune leçon de langue, aucune : la critique sa graphie n'a rien à voir avec la qualité de la langue qu'il parle, rien. Mais Gascon, comme Mourguet, entretient visiblement la confusion entre langue parlée et questions de graphie. De toute façon, Gascon assène trois critiques bourrées de préjugés sans esquisser le début de la moindre argumentation... Argumenter c'est aller au-delà des accusations ad hominem, d'autant plus mal venues lorsqu'on ne connaît pas l'homme en question. Quant à l'adjectif "hallucinant", complètement galvaudé par les temps qui courrent, il ne veut à peu près rien dire. Enfin, une question : si les "derniers locuteurs" (il faut évidemment préciser : qui ont eu le limousin comme langue maternelle, parce que des locuteurs, il y en a de toutes les générations, même s'ils sont bien moins nobreux) sont "décomplexés", pourquoi n'ont-ils pas transmis la langue à leurs enfants et petits enfants ?

- PojadismaN'ai mon sadol d'aquilhs que se pensen conèisser mielhs l'eime popular.

Sembla qu'aqueu que se ditz Gascon pòt pas mas somnhar que daus uns, ren mas conscients de lor linga, parlessan pas tant ben la linga coma los "paysans", teneires de la linga vertadiera, sola
qu'existe, sola que valhe queraque.
'Natz saubre çò que fariá Gascon emb d'un paisan dotat d'una consciéncia linguistica. Per Gascon, se pòt benleu pas trobar aquò o pòt mas èsser un paisan gastat, que los paisans, segur qu'es ren mas de la gent simplas per pas dire que son turlauds.
Afen, mas que parlessa,la veiriá ma grafia, Gascon ?
Me fai somnhar ad aquilhs populistas que se disen pròches daus pòple, dau monde, ren mas per los apoderar en tut los afincar d'un biais paternalista coma zo farián ad'una paubra
béstia, que de tant ne'n ufla lor brela qu'espeta emb un veren felós.
Paubre monde que se cresen, e se carren, d'èsser mai umiles que los autres !
Faràn mina d'aver pas comprés que per daus uns tot çò que ven de l'occitanisma es de bon fotre 'lai quitament quand d'ordinari prendrián gran la defensa daus patejants patejaires. Quò sina a plen las posicions de l'Institut Gascon e Bearnés e dau Collectiu Provença, emb una pensada totalizanta e pojadista, de qué me balhar lo bòmit.
Me vau coijar de tant aqueu monde lo(s) pòde pus mai padir.
PS: Per ben dire, lo F. Mourguet la parla pas tant ben 'quela linga e es ben forçat d'anar fossinar dins lo diccionari de Lavalada que lo Mourguet ne'n ditz pertant tant e si tant de mau.
Ten, tant vau mielhs que crebe la linga ! tot coma sos locutors ! mas qu'aian ren pus a dire manca un bon pauc de conarias. - Couneissio pas Fernand MourguetLou couneissio pas e vous merceji de me l'avedre fach couneisse.

Sabi pas del lhibre que ço que n'en dizet, e chau be dire que la lengo's meravilhouso, plô milhouro que la vostro, amai.
A min qu'acò saio sounque una faire d'ourtougràfio.
Aguèri l'escazenço de rescountra un cop Ive Lavalado e pouguèri veire, ou pulèu auzi, que parlavo un lemouzi vertadier e chucous, mas quand escrieu, pecaire! diriat un patais espanhòu, una meno d'Asturian mau engoulit.
Acò me faguet renouncia de croumpa si lhibres, plô souvent.
Ne croumpèri pas qu'un, lou soubre la lengo malteso. I lauso de biais de faire di Maltés... que pratico pas dien sa pròpio lengo. - Paubres "felibres"J'ai hésité à faire une réponse à ce ramassis démago. et populo. du "felibre d'Auvern"

d'ailleurs très largement de mauvaise foi.
Et dans quelle langue la faire ? anglais, français, espagnol, italien, japonais, javanais... breton peut-être, et dans quelle graphie ? Phonétique internationale, graphie franchouillarde, graphie classique, graphie à l'italienne, à l'allemande, personnelle...
J'ai bien l'impression que les propos de "felibre d'Auvern" ne sont motivés que par le désir
de médire en dehors de tous sens commun. D'ailleurs, qui est-il vraiment, le même que Gascon ?
Bref, il ne sert vraisemblablement à rien de faire une réponse.
D'ailleurs a-t-il seulement lu l'analyse critique que donne Jean-Pierre Cavaillé du contenu
du livre de Fernand Mourguet, pertinente à bien des égards ? Et je crois pourtant que
J.-P. Cavaillé concède quelques points positifs au livre de Fernand Mourguet.
S'agirait-il alors de provocation ? d'un problème quant à la graphie de notre part ou de la sienne, comme le suggère "felibre d'Auvern" ?
De deux choses l'une : soit "felibre d'Auvern" est profondément limité dans sa réflexion, soit il le fait exprès. Je souhaite que la seconde solution soit la bonne, quand bien même cela révèle une mauvaise foi évidente.
Les écrivains occitans usant d'une graphie classique ne parleraient-ils donc pas patois ??
Que parlent-ils alors ? Que parle donc Jean-Pierre Reydit qui tient l'occitan limousin pour
langue maternelle et utilise la graphie classique ? Sa langue serait-elle médiocre de ce fait ?
Graphierais-je son ouvrage Vilajalet en “graphie patoisante” (s'il en est une ), son ouvrage deviendrait-il autre ? Non, bien sûr, cela resterait la même langue.
Et que dire d'un texte comme Jan-Picatau graphié primordialement à la “mistralienne” puis à la "classique" sans rien changer au contenu, aux mots et aux tournures ? "Kounto-Vyorlo" a-t-il changé de langue au fond de sa tombe ?
Quant à la qualité de la langue (à distinguer bien entendu de la graphie car en ce domaine peu importe la graphie pourvu qu'elle transcrive la langue d'une manière cohérente), en vertu de quel
critère la langue de Mourguet pourrait-elle être considérée comme “merveilleuse” ou
“meilleure" que "la nôtre" ? Et comment être si sûr de soi lorsqu'on ne connait pas et que l'on a jamais entendu la langue de l'autre ?
En ce qui me concerne, je ne connais et ne m'évertue à parler avec les gens du pays que le patois de mes grands-parents de Saint-Priest-Ligoure et de mes beaux-parents de Montemboeuf. Dans une conversation interdialectale, je peux effectivement employer des tournures plus “larges". Mais vraiment, le patois de mes grands-parents est tout autant occitan, tout autant digne, que n'mporte lequel des parlers languedociens ou provençaux quelle que soit la graphie que j'emploie pour le noter à l'écrit.
Bref, lorsqu'on fait la critique d'un texte, on peut bien donner son opinion sur la maîtrise de la langue, sur la qualité littéraire de l'écriture ou bien encore sur le degré d'imprégnation à
l'égard du français, mais que cela soit au moins argumenté, sensé, réfléchi.
Koumå yow dijyå lå daryérå véi, myèi vow ké crébé lå lingå ké noun pa owvi tan dé kounaria.
Mé koumprénéi myèi owro ké parlé patwei èn èikrissèn a må modå ?
Toujour lå vyélyå krédå, chabaran tou, chabaran tou. - KoukouroukoukouPoujadismå

Té, puèi ké k’èi èntaw, vou vaw tourna balya moun tèstè èn grafïå persounalå mai ou mèn franchouyardå. Mé diréi si ko vou sèmblå mai patoéi. Zou tournarai fa si ko vai pa.
N’ai moun sadou d’aki ké sé pènsèn kounèissé myèi l’èymé poupular.
Sèmblå k’akeu ké sé di Gaskoun po pa ma sounnya ké, dowz un, rè ma kounshyèn dé lour lingå, parléssan pa tan bé lå lingå koumo lou pèïzan, ténèiréi dé lå lingå vèrtadyérå, soulå k’èisisté, soulå ké valyé kéraké.
Na sawbré så ké fåryå Gaskoun èn d’un pèïzan douta d’unå kounshyènså lingüistikå. Pèr Gaskoun, sé po beleu pa trouba ako ? ou po ma èsséi un pèïzan gata, ké, lou pèïzan, ségur, k’èi, pèr sé, ré ma dé la gèn simpla pèr pa dirè ké soun tou turlaw ??!
Afè, ma ké parlèsså, lå vèiryå må grafïå, Gaskoun ?
Mé fai sounnya ad aki poupulista ké sé disèn prochèi dow poplè, dow moundé, ré ma pèr lou apoudéra en tu lou finka d’un byai paternalistå koumå zou fåryan ad unå pawbrå béityå, ké dé tan n’èn uflå lour brélå k’èipété èn d’un vérè félou.
Pawbré moundé ké sé krésèn é sé karèn d’èsséi mai umiléi ké lou awtréi !
Faran minå d’ayé pa koumpré ké, pèr dowz uns, tou så ké vé dé l’oussitanismå èi dé boun foutré lai kitamèn kan d’ourdinari prèndryan grå lå défènså dow patéjan patéjairéi. Ko sinå a plè la pozissi dé l’Institu Gascoun é Béarnéi é dow Kouléiti Prouvènså, èn d’unå pènsadå toutalizantå é poujadistå, dé ké mé balya lou bomi.
Mé vaw coeija dé tan keu mondé, lou podé pu mai padi.
PS : Pèr bé dirè, lou Fernan Mourgué lå parlå pa tan bé kélå lingå é èi bé foursa d’ana foussina din lou dissiounari dé Lavaladå ké lou Mourgué n’èn di pèrtan tan-t é si tan dé maw.
Té, tan vow myèi ké crébé lå lingå ! tou koumå sou loucutour ! ma k’ayan ré pu a dire mankå un boun paw dé kounarya. - Ma lengua e la de LavaladaComment le Felibre d'Auvern peut-il juger de la qualité de mon occitan, au

moins à la lecture de cet article, vu qu'il est écrit en français ? Du
reste lorsque j'écris la langue, il s'agit de dialecte languedocien et non
limousin et je ne fais donc aucune concurrence à Mourguet ! Mais en effet
j'utilise alors la graphie classique, comme Lavalade, ce qui nous permet
d'ailleurs de nous lire mutuellment sans renoncer lui au Limousin et moi
au Languedocien. A propos de Lavalade, il n'y a aucun sens à dire qu'il
parle bien mais écrit du patois espagnol, car il écrit exactement comme il
parle mais en graphie classique, c'est-à-dire occitane et non pas
française ni espagnole. Il est étrange de trouver normal que le français
soit graphié à partir du français et le castillan à partir du castillan et
de refuser que l'occitan puisse s'écrire à partir de lui-même,
c'est-à-dire d'un code spécifique, non basé sur le français, ni sur le
castillan bien sûr... - qualitat de la lengoCoumo juja vousto lengo ?

Per eisemple en prendent lou tìtoul: "còp de gula" (atau!)
1- la gueule se dis "la goulo" en lengo d'oc
2- "còp de gula" es un calque del francés.
Chambia de lengo es pas soulomen chambia lis etiquetos dei causos, acò's abans tout chambia de biais de pensa, amai de veire.
En lioc de "còp de gula" perqué pas "repoutegado" ?
Acò vous semblo trop "patois limousin" ? pas prou "occitan"?
(repotegada, dien la "grafia" del supletieu de la Gestapò Adrien Louis Alibert, coundennat à la presou en febrier de 1946) - mescladis ?Acò fai catalô de Barcilouno, e dizi pas qu'es impoussible en lengo d'oc, mas en Auvirnho dirion pulèu "mesclado" ou "mesclanho" se voulen èsse negatieu (= fouillis)

Crezi pas qu'en lemouzi cò saio be diferent de l'Auvirnho, mas ounèstomen, couneissi d' auzido sounque li parlas de l'èst de la Courrezo. Lis àutri li sabi pas que per escrit, dounco après filtratge.
Tant i o, "mescladis" me parèis una formo be miejournalo per un Lemouzi.
Son en demoucracìo. Avet dounco perfetomen lou drèit de vous vergounha d'èsse Lemouzi, e ieu èi lo drèit de vous hou retraire.
De coustumo èi la courtesio de juja pas la lengo dis àutri, countent que sèi qu'almen la parlou,* mas vous, jujat la lengo de Fernand Mourguet.
Nouste Senhe diguet: "Jujessiat pas se vouguet pas que vous jujèssou".
Amai fazet vouste verdict en franchimand. Saltat del cabussadour, escrigat en oc!
(Coumo dizio un estampèl de felibres prouvençaus:
"lou qu'afrabo la lengo, la nafro,
lou que la parlo pas, la tùo") - gulaSoi lengadocian (Albi-Caussada-Tolosa) e pas lemosin, e escrivi lo dialecte lengadocian en grafia classica. Ièu disi pas, a la francesa, "goulo", mas "gulo" e aquò fa en grafia classica "gula". Disi tanben "repotegar" ("répoutega" se volètz) e "repotegada" ("répoutegado" ?), mas evidentament, lo sens es diferent. "Còp de gula" ven benlèu del francès... e alara ? avètz ausir parlar d'un quicòm que se sona "contacs de lengas" ? "Mescladis" es encara mon lengadocian, e se trapa dins totis los diccionaris... D'èsser lengadocian, m'empacha pas de comprene e de legir lo lemosin, qu'ai l'ostal dins aquel païs. Ma torni dire que jutji pas la lenga de Mourguet ma solament sa grafia, copiada coma la vòstra sul francès, e critiqui l'idea que cadun pòt dins son canton tornar fargar una grafia particulara e la balhar per melhora de las autras.

- EslingadasAuves-tu ? Ai un budeu que japa.

Emb-d'una eslingada, vei-te 'quí que gole lo felibre d'Auvernha qu'es tot coma Toana las bargieras, l'eissoflet subrevist.
Felibre d'Auvernha, qu'es mas un chafre de nom emb de qué se morrica l'Alan Broc, plan conegut sus la tiala, e qu'es nastre coma un bocaraud. Ten, chas nos, disen testa de bocaraud butat. En mai se crei coma un peulh sus la testa d'un rei.
Me fariá venir pieg qu'un asne roge mas... suau-suau Titon.
Sa genha, qu'es ren mas escupir sus los occitanistas, que pòt p'unpiau durar, que son tots mas per se daus "nazilhons". Eu es fin bradassat lo paubre.
A filh de loira ! lo te menariá au medecin per la testa maugrat que la li podriá queraque gran tornar en plaça.
Plante 'quí que quò l'i fai coma de 'pelar un chen Guilhem.
Afen qu'es entau, qu'es pas autrament.
NB : sei pas l'autor de 'queu “blog” - qualitat de lengoTavan me dis:

Disi tanben "repotegar" ("répoutega" se volètz) e "repotegada" ("répoutegado" ?), mas evidentament, lo sens es diferent. "Còp de gula" ven benlèu del francès... e alara ? avètz ausir parlar d'un quicòm que se sona "contacs de lengas" ? "Mescladis"
- Eimario que m'espliquessiat la diferéncio entre "repoutegado" e "cop de gulo", d'à part que la primièro fourmulo es d'oc e la segoundo's franchimando.
- ço que sounatz "countact de lengos" lou sounario creoulisaciou. Sabet plô qu'es pas un countact egalitàri. Es un countact digloussique.
"Mescladis" es dien li dicciounàris, dizetz. Respounso tipico dis occitans qu'aun pas de ligam ammé la lengo parlado. Lour referéncio sou pas li gents mas li dicciounàris, pas la lengo vivo, mas lou lati del paure.
Recouneisset almen qu'es un mot miejournau e pas lemouzi.
Quand li miejournaus jujou li Galo-roumôs acò beilo pas de gronds resultats en generau. Atau una regento vengudo de Toulouso ou Mountpelier ensenhavo à Mende. Touti lis efonts parlavou, à l'epoco. Gauset lour dire: "Chanta", c'est pas littéraire. Il faut dire "canta". Perdet toùti sis escoulans.
Moun ourtougràfio es pas franceso. Es l'ourtougràfio dis Auvirnhats despuèi la segoundo mitat del sègle Sege, e la di Lengodouciôs despuèi la primièro mitat del meme sègle.
En escàmbi, vosto ourtougràfio es espanhoulisto (ou pulèu la "grafia" di coulabouraciounistos de 40-44 que tourna prendre). Sa diferéncio ammé la di troubadours crèbo lis ueis.
Li troubadours aviou pas d'èssos mudos. Escriviou:
"lou chami, lis efants chanto, un compagno, un layro...."
Lours counjugasous èrou coumo lei nostros, e pas coumo lis occitanos:
A l'imperfach diziou coumo dien lou Cantau, la Louzèro, e la Courrezo (e tant d'àutri):
parlavam, parlavatz, parlavo
faziam, faziatz, fazio
Vézi pas ço que ganharion à espanhoulisa la lengo. Pel supletieu de la Gestapò e foundatour de l'IEO Adrien Louis Alibèrt acò èro un biais de jounta à soun fantasme d'enjo iberico que sario la baso de la naciou "occitana."
Mas vous, quonho razou avet de defourma la lengo coumo acò ? - Pèr diverti lå gènE bé vié d'asé ! Félibré d’Owvèrnyå, k’éi piéi ké l’infèr dow vinyou rougéi !

E be viech d'ase ! Felibre d’Auvernha, qu’es pieg que l’infern daus vinhons roges.
Pèr eichiva a notrè Jan-Piarè dé réipouné a lå téitå dé uow buli chafradå Félibré d'Owvèrnyå, m'èn vaw méyna.
Per eschivar a nòstre Joan-Piare de respóner a la testa de uòu bulit chafrada Felibre d’Auvernha, me’n vau mainar.
Porå pa diré k'éikrissé ma a l'érpanyolå é ké mé po pa koumpréné.
Podrá pas dire qu’escrisse mas a l’espanhòla e que me pòt pas compréner.
Méskladi sé di grå èn lémouzi ségur. Cha nou disèn bwèiradi. Touparyé, la kitå towvérå lémouzinå di méskladi.
Mescladis se ditz gran en lemosin segur. Chas nos disen boiradis. Totparier, la quita tauvera lemosina ditz mescladis.
Ma ko li fai tro ré ké lou Jan-Piare Cavaillé s’å éléva ad Albi é lai disèn plå ségur méskladis. É din så familyå, parlavan bé lå lingå d’o.
Mas quò l’i fai tròp ren que lo Joan-Piare Cavaillé s’a elevat ad Albi e ’lai disen plan segur mescladis. E dins sa familha, parlavan ben la linga d’òc.
É ! Félibré ! Koumå fa pèr kounèissé qu parlå lémouzi koumå fow ? Èn viza lou byai d’éikri lå lingå ?????? Ma parlèn pa koum’éikrissèn, n’éi grå ?
E ! Felibre ! Coma far per conèisser qu’un parla lemosin coma fau ? En visar son biais d’escriur sa linga ?????? Mas parlem pas coma escrissem, n’es gran ?
Vou èimaryå bé owvi dé “vwa” vivå. Èntau, sowryan si parla lå lingå koumå sé deu parla.
Vos aimariá ben auvir de votz viva. Èntau saubrián si parlatz la linga dau país coma se deu parlar.
Tank’a l’impèrfa, cha nou (ow déba dow Naw-Lémouzi), k’éi èntaw :
Tant qu’a l’imperfach, chas nos (au debas dau Naut-Lemosin), qu’es entau :
[parla'vãm], [parla'vā], [par'lavãm]
parlavan, parlava, parlavan
parlavam, parlavatz, parlavan
[a] finala es nasalizada mas sòbra suventas vetz un pitit quauqua ren, que los Lemosins barren la gola en coá de grope d’alen.
[fɒ'ӡjãm], [fɒ'ӡjā], [fɒ'ӡjãm]
fajyan, fajya, fajyan
fasiam, fasiatz, fasian
[z]/[ž] es totjorn palatalizat en preséncia de iòdas.
Nou pourya balya lå prounounshiasi din votré parla Moussur Broc ? Lå grafiå, kéi pa prou pèr sawbré, kitamèn si sèmblå lou francé.
Nos podriatz balhar la prononciacion dins vòstre parlar Monsur Broc ? La grafia, qu’es pas pro per saubre, quitament si sembla lo francés.
Bounséi, bounå né, toun tuou din l'aigå, lou meu din lou lyé.
Bonser, bona nuech, ton cuol dins l'aiga, lo meu dins lo liech. - Troubadours e alibertiansEn me passejant soubre lou blog de Cavaillé, l’occitan emigrat en Lemouzi e qu’insulto Fernand Mourguet à prepaus de questious d’ourtougràfio, me sèi pensat que passavo l’osco.

Fetivomen, li troubadours escriviou en lemouzi.
Prengan lou tèste lou mai vièlh qu’aven, de Guilhem IX d’Aquitànio. Coumenço coumo acò :
« Ab la dolchor del temps novel
foillo li bosc e li aucel
chanto chascus en son lati
segon lo vers del novel chan »
Remarquessan en passant que Iann Laffito o be razou de dire que li troubadours escriviou founeticomen, ço que li gestapoccitans counsidèrou coumo un pechat mourtau.
S’on quito la declinasou medievalo qu’o disparegut dien la lengo de uèi, « chascus » devé « chascu », « li aucel » devé « lis aucels », e « li bosc » devé « li boscs ».
Se tenen coumte de l’evouluciou voucalico de la lengo del sègle XIV al sègle XVII, aven en lengo d’oc de uèi :
« Am la dóuçour del temp nouvèl
fueiou li boscs e lis aucèls
chantou chascu en soun lati
segoun lou vers del nouvèl chant »
Es atau qu’escriven à l’Escolo Auvernhato. Es atau que l’auriou trascrit dien « l’Antoulougìo escoulàrio de Lengadoc » que Jano Barthès e la mantenéncio de Lengadoc faguèrou pareisse en 1932, s’almen aviou boutat també de tèstes lemouzis.
Lou Rouergat JP Durand de Gros, en 1900, proupausavo de garda lei voucalos di troubadours, mas en chambiant lour prounounciaciou. Atau escrivio aquel vers coumo acò :
« Am la dolçor del temp novel
fuelho li boscs e lis aucels
chanto chascu en son lati
segon lo vers del novel chant »
Aquelo ourtougràfio, que digu emplego pas, se pouirio pretendre també eretièro di troubadours, mas min que la nostro, puèi que, quand li troubadours escrivou « o », prounoùnciou /o/.
Vejan agaro ço que faun li gestapoccitans. Leoun Cordos escriguet aquéssi vers d’aquel biais :
« Amb la doçor del temps novèl
folhan los bòscs e los ausèls
cantan cadun e son latin
segon lo vers del novèl cant »
Tout lou mounde vèi qu’es pas una trascripciou, nimai una moudernisaciou, mas be una revirado dienc uno auto lengo :
lis articles sou chambiats. Pamen « li » se dis inquèro en Prouvenço e en nalto-Auvirnho.
« aucel » devé « ausèl » (amm una fauto d’etimoulougìo : AUICELLUM baio « auzèl »à la rigour). Mas la formo « aucèl » es inquèro plô vivo. Es la formo d’Ourlhac per eisemple, e dis Aups prouvençaus, del Carci-nalt, e de tant d’àutri liocs.
Mai grave inquèro, li gestapoccitans chàmbiou la counjugasou : « cantan » es una formo espanholo, pas prouvençalo.
Esprimou lour racisme en refusant la formo palatalisado « chanto ». Pamen, la mage part di loucutours actuaus dizou be « chantou », e de formos palatalisado eisistou be dien la quito normo mistralenco : chambro, chanja, champ…
Mès prou d’arguments, sufis de veire. Bouti çai-après lou tèste d’ourigino de Guilhem IX d’Aquitànio e la trahisou di gestapoccitans. Acò crèbo lis ueis.
« Am la dolçor del temp novel
fuelho li boscs e lis aucels
chanto chascu en son lati
segon lo vers del novel chant »
« Amb la doçor del temps novèl
folhan los bòscs e los ausèls
cantan cadun e son latin
segon lo vers del novèl cant »
Felibre d'Auvern - email : Brocalan@yahoo.fr - Dos à dosBonjour,

je mets dos à dos le 'phonétisan' Mourguet et certains intellectuels dits occitans qui profitent de ce mouvement actuellement en vogue pour le politiser et prendre possession de l'université et l'Ieo.
Mourguet est néfaste car il fait croire aux naïfs (nombreux) qu'il représente la terre alors qu'il ne représente qu'une caste de petits bourgeois campagnards aussi à l'aise avec leur missel qu'avec leur conscience.
Certains 'militants' politiques occitans que je connais en Charente sont claniques, d'un style différent de Mourguet, mais claniques tout de même. C'est la caste de l'intelligentsia occitane qui critique haut et fort le système jacobin mais s'en sert copieusement comme tremplin intellectuel, conservant jalousement ses prérogatives de 'formateurs' occitans qu'ils ne partageraient pour rien au monde avec des locuteurs dignes de ce nom, mais hélas non 'bacheliers'. Ceux dont Melhàu a dit qu'ils ont vergonha de lor parlar, après des années d'humiliation et de forcing du français !
Il est lamentable que,217 ans après la République (1792), on en soit encore à se tourner vers la haute-vienne et le nontronnais pour trouver quelques appuis pour promouvoir notre culture d'oc, le pouvoir poitevino-saintongeais ayant une fois pour toute érigé la parlanjhe en langue officielle 'régionale'.
Il aurait été possible en se groupant de faire pression sur le pouvoir poitevino-saintongeais, mais les occitans locaux ou prétendus tels ont préféré faire délégation à la haute-vienne ou au périgord (les dictées occitanes vers Montbron sont chapeautées par des périgourdins!).
De ce fait, les formations sont bâtardes et à la petite semaine. Certains occitans prétendument charentais n'hésitent pas à collecter et utiliser du vocabulaire haut-viennois ou nontronnais pour avoir 'na linga màis vertadiéra'. On trouvera notamment dans certains écrits soi-disant d'émanation charentaises sur le Net les verbes deibrir ou dreibir qui n'ont jamais eu cours en charente d'oc ou l'on dit dubrir, ubrir ou uvrir. Ubrir utilisé à Lésignac-Durand notamment est pourtant recensé par Mistral, mais n'a pas trouvé grâce aux yeux d'un chantre de l'occitanie confolentaise qui se complaît d'ailleurs autant à Limoges et en limousin politique que dans sa zone prétendument militante.
Le parler charentais d'oc est pourtant riche historiquement et bien démarqué du 87 en dépit d'un socle commun. Par exemple, nous dirons los peus, leû meu (pels, mel), là où le 87 dit piàu et miàu. Notre article singulier leû est un ancien lo devenu lu fin XVIIIè (comme sur Châlus), puis prononcé leû. Aussi restituer lo me paraît il faire le même recul linguistque que si le français adoptait l'Acadien. Deu (ancien del) était général à l'Angoumois. Il se prononça dou
avant de devenir du(s) là encore ultérieurement prononcé deû. Yves lavalade n'a pas recensé ce terme probablement par manque d'information que de mauvaise volonté, Yves ayant fait par ailleurs un travail remarquable de collation. Jean Urroz de Manot écrit cet article 'deu' qui, compte-tenu des conventions graphiques, devrait sonner 'deuï', ce qui n'est pas le cas, l'héritage de del n'étant qu'indirect et probablement fort ancien (sans doute plusieurs siècles). L'évolution de el(s) en ou(s) est similaire, les formes eu se prononçant au XVIIè 'ou' ou èou (pèous, mèou, devenus peus et meu). Ensuite ce Ou s'est diphtongué en oô, d'où la forme ô = eu que nous connaissons. Pour la restituer toutefois, je proposerais un tréma sur le e (ëu) qui donnerait le son au = oô sans affecter la graphie. Au pluriel, ous = eus a été remplacé par ilhs.
En ce qui concerne le ser = ar, c'est une systématique en 16 oc pour aller en se raréfiant vers le 87 où il y a tout de même des substrats.
Je préconiserais toujours le tréma sur le e (ër)
qui ne gêne dègun, mais fait ressortir le son Ar.
Ainsi certains provençaux disent ils granmërci prononcé grâmarci. Le limousin, y compris Limoges, dira tsartsâ, tsartsè, tchartchè (cherchar); le graphier chërchar ne nuit à personne et maintient l'étymologie. Je constate avec étonnement que Y.L. n'a pas noté ce verbe pourtant connu en vieil occitan sous la forme cercar. De même Y.L. n'a pas noté davantage la pëischa (païtso / païtcho) qui peut-être lui posait problème. En effet à ce niveau la langue limousine s'est démarquée de l'occitan classique, le i initial de pisca s'étant diphtongué en éï au niveau du mot pêche (id einoucent, einucent, pour innocent).
Voilà globalement ce qu'on peut dire. L'occitan n'a pas, comme le français, le statut de langue impériale, sauf à vouloir le lui imposer par un normalisme de mauvais aloi. Au sein de chaque grande langue (limousin, gascon, toulousan, etc.), existent des sous-groupes comme le limousin charentais. Je me suis entendu traiter à Limoges souventes fois de 'charentais' (sic). Il y a dans cette étiquette un léger mépris et une ignorance totale de la réalité occitane charentaise que certains normalistes en mal de limousin standard vont contribuer à renforcer. D'un côté des pouvoirs publics poitevins qui imposent la culture majoritaire, de l'autre des intellectels en mal de racines qui communient à l'autel du normalisme exacerbé. Une eau de qualité au moulin des Mourguet de tout poil.
J. Faury, Limoges
Auria pòugut escrir en occitan, mas ne vole pas far uevra de néo-sabent couma lous que vese sur leû Net e que parlen courrentament 'na linga vertadiéra, maugret que lurs parents lurs an bènleu jamàis parlar la linga ! E couma auria dich Panazòu, ardich que te desboiera
Je dois ajouter que je possède des écrits à l'appui de ce que j'avance. - Grafia locala?Plan lu bonjorn !

Coma J. Faury parla de las dictadas charantesas « chapeladas » per daus Perigòrds, me sente un pauc alinhat, perque ‘quò es me que faguí la dictada antan a Charreç, en Charanta occitana. En 2007, ‘quò era lu Joan Ganhaire, e ujan, la Monica Sarrasin. N’ai pas auvit parlar d’autras dictadas en Charanta, dins los ranvers de Montberol, mai alhors. Vòle dire a J. Faury que la maison ente demòre, ente ma mair s’es elevada, se tròba ben en Dordonha…mas nonmas a dotze quilometres de Charreç, en Charanta, ente fasiam la dictada !
Coneisse plan l’occitan charantés, sas conjugasons (que I. Lavalada a estudiadas), son lexic originau (veire lu diccionari de Pagnoux publiat per Terra d’Òc), e sas particularitats de prononciacion. Nòstre amic a rason : los estudis monstren que ‘quelas fòrmas originalas son plan ancianas. La fonetica n’es d’alhors gaire eslunhada de la dau sos-dialecte nontronés que parle e que parlen aitot los Charantés de la valada dau Bandiat.
N’es-‘quò pas possible de notar en grafia normalizada ‘quelas fòrmas charantesas sens ajostar daus signes diacritics que ne fan pas mestier ? Las fòrmas graficas « lu », « lur », « zu », son acceptadas, queraque, e la grafia « cherchar » n’a jamai empaichat degun de dire « *charchar ». Fau-‘quò aitot marcar la prononciacion è dau a long (« *lès *vachès *rogès dau *vilètge = las vachas rojas dau vilatge), coma Mourguet ? Tots los a longs de l’occitan lemosin se disen entau, ‘quò n’es donc pas la pena.
Si tot lu monde establis son pitit sistema grafic personau o locau, n’auram pas de correctors ortografics occitans, mas ‘quò n’es pas lu pus grave : nòstra linga ne sira pas respectada ; ‘quò sira una ribandelada de « patois ».
An plan rason, los que an fait remarcar la contradiccion d’establir un sistema grafic e de dire que n’um n’es pas lingüista. ‘Quò es un trabalh malaisat e complexe que fau laissar a daus gropes de lingüistas vertadiers, de la gent que n’an pus mestier de far la prueva de lur competença, e que deven se botar d’acòrd. N’es-‘quò pas lu trabalh d’una academia de la linga occitana ?
Nòstre amic « Lemosin » (que crese coneitre) a rason de dire que la linga que escrive en grafia normalizada dins Vilajalet n’es pas mai dau « patois » que de l’occitan « generau » ; ‘quò es ma linga, lu sos-dialecte nontronés, ‘quò es dau lemosin e ‘quò es de l’occitan. Diu mercés, pòde dire que mon libre se legis un pauc pertot en Occitania. Garde un lexic trilingüe (occitan, francés, anglés) emb la prononciacion locala marcada dins l’alfabet internacionau, per los que lu damanden.
Coralament.
Jan-Peire Reidi (Jean-Pierre Reydy) - Le nom d'une langueJoseph Delteil aussi parlait de patois. Il écrit :

"On s'étonne parfois de mon goût pour le patois, un peu vif, mais que voulez-vous, le patois est la langue de maman, ma langue maternelle. Je l'aime. Je devrais dire : l'occitan, je sais, qui est le terme correct, et le plus stratégique. Mais occitan c'est savantasse, ça fait intelligentsia. Moi il m'écorche les lèvres, et me fait mal au coeur. Maman parlait patois. Jusqu'à cinq ans, je n'ai parlé que patois. Le français m'est une langue étrangère."
Quel témoignage intéressant ! Delteil est "patoisant" par fidélité à sa mère. Certaines personnes n'étudient pas la langue d'oc de peur de trahir ceux qui leur ont appris. Il faut crier que l'occitan n'est évidemment pas une trahison quand il respecte les parlers locaux et les dialectes !
PS : Extrait du livre Denitza Bantcheva et Magali Arnaud qu'on peut lire sur internet (mais pas dans l'intégralité). - Mon pairin a apres a escriure lo "patois", coneissia fòrça ben la linga de la vita vitanta e l'escrivia au ser de la soa vita d'en prumier coma dins "las Gnôrlas de Jan Picatau de Sent Barrancou" dau país de Nontron, e puei, vanceis de morir, sabia legir, e plan, l'occitan normalisat per lo lemosin (qu'ei vertat que la grafia felibrenca en Peiregòrd enfluençada per l'Abat Josep Ros era desjà un pauc normalisada e pròche de l'alibertina).

A la fin de las fins 'ribava a legir tot a votz nauta sens dificultat, quo es 'na maeschanta volontat de contunhar 'na guerra de falorditges.
Chau parlar, escriure et balhar la linga ad auvir, pauc impòrta dins un prumier temps la grafia, que ren nonmas 'na question de tolerencia e de pedagogia.
Eu m'a apres a parlar, li ai apres a legir, los vielhs son pas que vielhs testas-borrudas e embarrats...era aürós de legir de libres en lemosin emb una grafia qui tornava una dignitat a la soa linga, e aüros de veire que podia legir mesma los textes d'un Vermenosa e d'autres "patois" sens restar de zo dire tot en lemosin.
Vanceis de morir podia me dire merces "avem una linga e ne sei fier". - per lu JP ReidiBalharai un solet exemple (au mitan de tant d'autres): la cort de ferma chas nos se dit " lo chèrrièro" e non lo chârièro. Devem nos escriur la cherriera (aveique E), o mielh coma l'avia propausat aqui dessur "la chärriera", aveique un tréma dessur lu A que balha lu son ê sens desvirar l'escritura étymologica. Contunha à creire que 'na grafia imperialista occitana ne vaudria pas mai que lu francés jacobin.

Deve reconestre quand mesma que me sai benleu trompat per l'articke "deu", que porrai estre rélament un del vocalisat (sabe io ?) En tot cas, degun ne prononcen 'doeï', coma se deuria, mas 'deû'. La discucion resta donc duberta !














Quò es pas de ieu.
Legissei quela citacion dins "Oucitanio Vivo "
me pense
Segur, qu'es un pauc de provocacion ...
Mas
los grand que parlan "patois" ensenhan pas lor pitits-filhs lor "patois"
e a l'escoleta de l'EOE avem los parents que parlan occitan e lors pitits que parlan occitan.
PS:ai pas revirat queu beu mot racista de la lenga francesa
amistats
Ivon