Tourtoulon

Un bout de la carte établie par Tourtoulon et Bringuier

 

Tourtoulon et Bringuier, explorateurs de la limite

 

         S’il nous est possible aujourd’hui d’affirmer l’existence d’une langue occitane, c’est, pour une part non négligeable, grâce au travail de terrain du baron Charles de Tourtoulon et d’Octavien Bringuier en 1873 et à la publication qui s’en suivit : Étude sur la limite géographique de la langue d’oc et de la langue d’oïl. Ce  Rapport destiné au ministre de l’instruction publique des cultes et des beaux-arts, daté de 1875 publié en 1876 a fait l’objet d’une opportune et belle réédition par l’Institut d’Estudis Occitans dau Lemosin et Lo Chamin de Sent Jaume (la maison d’édition de Jan dau Melhau). Elle contient notamment une reproduction impeccable (qualité de l’imprimerie Plein Chant à Bassac) de la carte établie par les auteurs au long de leur périple interrompu de Blaye jusqu’à Ajain, peu après Guéret. Comme le disent les auteurs, « … il ne paraîtra-t-il pas étonnant qu'après un mois et demi de courses continuelles par les chaleurs de juillet et d'août, après avoir visité cent cinquante communes, interrogé près de cinq cents personnes, parcouru plus de 1,500 kilomètres pour tracer notre limite sur une longueur d'environ 400, il nous ait été impossible de pousser, plus loin notre travail. Mais il reste démontré qu’avec quelque activité et quelque amour de la science la tâche entreprise par nous peut être menée à bonne fin ». Tourtoulon, après le décès de Bringuier, travailla seul, un mois encore, en octobre 1875.

         Mais l’étude ne fut jamais complétée ; il faut dire qu’elle suscita des réactions très négatives de la part des mandarins de la capitale qui, au départ, l’avait favorisée : Gaston Paris et Paul Meyer, pour lesquels il était inadmissible, inimaginable qu’il y eût d’autre langue en France que le français et préférèrent considérer les travaux de Tourtoulon, félibre montpelliérain formé à l’école de Chabaneau, comme des  « recherches d’amateurs ».

         Ce qui frappe pourtant est la rigueur de l’enquête, conduite sur le terrain (ce dont s’exemptait les professeurs de Sorbonne)[1] et la pertinence des réflexions méthodologiques de Tourtoulon et de son coéquipier.

        Tantôt la frontière, comme dans le cas du gascon et du « gabach » est on ne peut plus nette, les locuteurs parlant toujours l’un ou l’autre, fût-ce sur un même territoire en certaines enclaves.

          En pays marchois les choses sont plus compliquées, puisqu’il y a bien une zone où les parlers d’oïl et d’oc sont mêlés (certes les enquêteurs ne parviennent pas à saisir le marchois autrement que comme mixité instable[2], c’est-à-dire en lui-même, de manière positive ainsi que le remarque Jean-Pierre Baldit) et pourtant tous les faits linguistiques qui y sont observés confirment la distinction : « les Marchois ne sont pas mieux compris des habitants des pays d'oïl situés sur leur frontière que de ceux des pays d'oc, et par conséquent que leur langage, tout mélangé qu’il est, a des limites géographiques très-nettes tant du côté des Limousins et des Charabias, suivant leur expression, que de celui des Angoumois, des Poitevins et des Berrichous. […] L'existence de cet idiome mixte, qui semblerait tout d'abord un argument en faveur de la fusion graduelle et insensible des langues, peut donc au contraire être invoquée contre cette hypothèse. La population marchoise (en donnant à ce mot son acception linguistique), dont les aptitudes phoniques sont tout à fait conformes à celles des habitants des pays d’oïl, mais qui use d’un vocabulaire et d’une grammaire d’oc, est enfermée dans des limites très-précises. » (Tourtoulon et Bringuier, 1877)[3]

         Face à la critique sans appel de Gaston Paris et de Meyer, pleine de condescendance et – il faut le dire – de légèreté (mais alourdie de tout le poids de l’autorité institutionnelle), Tourtoulon, nullement impressionné (fort peut-être de sa conscience aristocratique), se montre d’une grande pugnacité, alors qu’il sait ne pouvoir prétendre à la légitimité scientifique de ses adversaires parisiens. Il leur répond en des textes qu’il eut été judicieux de joindre à la réédition du rapport ; en particulier une conférence donnée au Congrès de philologie romane de Montpellier en 1890 (c'est pourquoi j'en ai repris une partie sur ce blog) et un discours de réception à l’Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d'Aix en 1897.

         Gaston Paris, non content d’être l’inventeur du très imaginaire francien (voir mon compte rendu du bouquin de Cerquiglini, La Langue orpheline), affirme l’inexistence des « dialectes » ; il est partisan d’une fusion graduelle de tous les parlers de France : il n’y aurait en France qu’une seule langue soumise à d’innombrables variations internes (les « patois »), mais contenues, comme par miracle, à l’intérieur des frontières nationales. Gaston Paris évoque avec condescendance ces « vaillants et consciencieux explorateurs » qui prétendirent dégager la frontière linguistique entre langue d’oïl et langue d’oc : « Cette muraille imaginaire, la science, aujourd’hui mieux armée, la renverse et nous apprend que d’une bout à l’autre du sol national nos parlers populaires étendent une vaste tapisserie dont les couleurs variées se fondent sur tous les points en nuances insensiblement dégradées ». La scientificité est pour le coup affirmée mais non démontrée, et surtout entièrement au service de la patrie, l’auteur déclarant que sa propre théorie présente « d’immenses avantages pour la civilisation et pour l’unité nationale » (Paris, 1889).

         Tourtoulon oppose les faits linguistiques observés et décrits sur place à la théorie nationale conçue dans les livres et nourrie de la métaphore de la tapisserie : « N'en déplaise à M. G. Paris, dit-il, il y a bien deux langues françaises séparées par une frontière non imaginaire. « Et comment, dit-il, s’expliquerait cette étrange frontière qui, de l’est à l’ouest, couperait la France en deux en passant par des points absolument fortuits ? » Explicable ou non, un fait est ou n'est pas, et lorsqu'il s'agit seulement de constater s'il existe ou n'existe pas, c'est une déplorable disposition d'esprit pour un observateur que de se préoccuper de l'explication à donner. Il serait un étrange savant celui qui éliminerait de la science tout ce qu’il n’explique pas » (Tourtoulon, 1890). Du reste, en attendant de plus sûres connaissances, l’enquêteurs faits quelques hypothèses géographiques, dont il reconnaît lui-même l’insuffisance (la présence notamment de forêts séparant les zones linguistiques) et appelle de ses vœux des études approfondies sur les coutumes et les « mœurs » (ce que nous appellerions aujourd’hui « culture ») de ces populations limitrophes.

         Tourtoulon s’en prend vivement aux théoriciens en chambre de la langue, qui travaillent de loin et qui plus est, exclusivement sur de l’écrit, ce qui ne peut être que désastreux. « Pour se faire une idée juste d'un être quelconque, il ne suffit pas, — on ne saurait trop le répéter, — de l'étudier à l'aide du scalpel et du microscope ; il faut aussi l'observer à l'état vivant et agissant. Pour juger de l'importance et du rôle d'un organe, il faut voir cet organe en jeu. Or, il arrive trop souvent que les philologues n’ont pas vu assez vivre le parler qu'ils étudient sur des échantillons écrits, c'est-à-dire dans un état voisin de la mort » (Tourtoulon 1890). Il enfonce le clou dans son Discours de réception à l’académie aixoise : « une langue est faite pour être parlée, non pour être écrite. Faire de la linguistique sur des textes, c’est faire de la botanique sur un herbier, de la zoologie sur des dépouilles d’animaux plus ou moins conservées » (Tourtoulon, 1897).

         Il devient ainsi de prime importance d’être familier, par l’oreille et la bouche, des langues sur lesquelles on travaille et, surtout, de ne pas se contenter d’écouter parler les locuteurs, mais aussi de les interroger sur leurs propres perceptions des parlers voisins ou d’ailleurs lointains. Tourtoulon et Bringuier le disent  dans leur rapport, « Nous avons remarqué que les auteurs partisans plus ou  moins avoués de la théorie de la fusion graduelle des deux langues sont ceux qui considèrent la limite dans toute son étendue. Au contraire, ceux qui se bornent à donner un tracé partiel pour le pays qu'ils habitent et dont ils connaissent le langage croient à peu près tous à la possibilité d'établir une ligne de démarcation suffisamment précise ».

         Mais alors, bien sûr, le statut du locuteur change complètement : un savoir non seulement de la langue mais sur la langue lui est pleinement reconnu, dont la science ne saurait faire l’économie. Il n’y a pas là seulement un souci d’empiricité ; il s’agit bien d’une révolution copernicienne dans la science linguistique elle-même qui renverse tous les préjugés sur le clivage traditionnel entre l’enquêteur qui, étrangement est toujours supposé savoir, et l’enquêté, qui devient ici sujet de savoir : « Je ne saurais trop le redire, c'est dans le peuple, parmi les illettrés, qu'il faut chercher des renseignements exacts et sur l'idiome local et sur les traits qui le distinguent des idiomes voisins. Mais tout le monde n'est pas apte à recueillir de bonnes observations phonétiques ; la science acquise dans les écoles et dans les livres est pour cela d'un bien faible secours... L'incapacité de parole provient souvent d'une incapacité d'ouïe et se remarque chez les plus lettrés. Ce n'est pas un des moindres obstacles que rencontrent les Français du Nord dans la pratique des langues étrangères » (Tourtoulon, 1890). Ainsi donne-t-il par exemple une grande place, dans son article, à la cuisinière montpelliéraine qui l’accompagne dans ses voyages et chez qui il observe attentivement la compréhension interdialectale et ses limites : « les gens de bon sens […] ne seront pas étonnés de me voir donner cet exemple de classement instinctif des langages. Ils savent que, pour saisir l'allure et la physionomie des parlers populaires vivants qu'elle comprend, une cuisinière vaut dix élèves de l'École des Chartes, comme pour relever à première vue certaines particularités de la faune ou de la flore locales, un paysan vaut dix citadins, fussent-ils membres de l’Institut » (ibid.).

         Et toc ! On le voit, Tourtoulon ne s’en laisse pas conter, mais cette vigueur rebelle, je le répète, s’accompagne d’enjeux épistémologiques considérables. Jean-Claude Chevalier, qui fonda en 68 le département de linguistique à Vincenne, affirme dans un article de 1999 que ce débat n’était nullement négligeable, et surtout qu’il n’est hélas pas aussi dépassé que ce que l’on pourrait croire :  « jusqu’à aujourd’hui on retrouvera les mêmes traits chez les maîtres parisiens, philologues et linguistes, par ailleurs compétents : un savoir livresque hanté par l’analyse de texte, base des succès universitaires, une arrogance de grand notable fondée sur ces titres universitaires et les relations au plus haut niveau, une minimisation des études de terrain qui supposent un style de vie tout à fait étranger au « savant » » (Chevalier, 1999). C’est sans doute pour cela, que malgré l’indéniable caution scientifique donnée par le temps à Tourtoulon contre Paris, la thèse de celui-ci réapparaît en fait si souvent, spontanément, sous la plume de pseudo-savants et d’érudits en chambre.

         Pour terminer, en guise de conclusion, je citerai en entier une note du rapport de 1975, une longue, courageuse et belle note (4, p. 44), qui n’est pas sans susciter rage et tristesse, quand on sait que 138 ans plus tard, nous n’avons presque pas avancé d’un pouce sur le plan légal, et reculé jusqu’aux dernières limites dans les pratiques : « La destruction des idiomes locaux et leur remplacement par la langue officielle est un de ces préjugés qui dominent encore beaucoup trop dans les écoles primaires. On voit qu'il est des localités où ce résultat peut être obtenu d'une manière plus ou moins imparfaite; mais le défaut d’imagination, d'originalité, d'initiative de ces populations n’est pas sans relation avec le défaut d'une vraie langue maternelle, dans l’acception la plus exacte et la plus intime de ce moi. Ce n’est pas sans un sentiment pénible que nous avons vu ces villages privés de coutumes caractérisées, de poésies populaires, de chansons locales, de tout ce qui donne tant de charme et de fraicheur à la vie du peuple des campagnes. Quant aux pays de pure langue d'oc, le temps seul pourra détruire ou transformer leur langage; la proscription administrative dont on a essayé aboutirait tout au plus à substituer un jargon sec et informe à une langue riche, souple, imagée, parfaitement adaptée à l’esprit et aux besoins de ceux qui la parlent. Les douloureux événements de 1870 ont seuls empêché l’envoi au Corps législatif d'une pétition dont MM. de Charencey, Gaidoz et de Gaulle avaient pris l'initiative[4], et qui avait pour but de demander que les idiomes locaux, loin d'être proscrits des écoles, fussent employés à l'enseignement du français. Nous connaissons des instituteurs qui ont obtenu par ce moyen d'excellents résultats. Il est facile de remarquer d'ailleurs que les paysans du Languedoc qui parlent le plus correctement le français sont précisément ceux qui ont conservé leur langue maternelle moins altérée. »

Jean-Pierre Cavaillé

 

 

Bibliographie

 

Brun Trigaud, Guylaine, Le Croissant, Contribution à l'histoire de la dialectologie française au XIXe siècle, Université Lyon III, 1990.

          – « Un aspect de la dualité Paris / Montpellier, l’enquête Tourtoulon et Bringuier », Lengas, vol. 21, no 42, 1997, p. 153-162.

Chevalier, Jean-Claude, « Le prophète et le roi. Tourtoulon devant G. Paris », Peter Wunderli et Edeltraud Werner, éds, Et Multum et Multa: Festschrift Für Peter Wunderli Zum 60. Geburtstag, 1998, p. 45-55.

– « Le baron de Tourtoulon et la constitution d’une géographie linguistique », in De François Raynouard à Auguste Brun. La contribution des Méridionaux aux premières études de linguistique romane, Lengas, vol. 21, no 42, 1997, p. 163-170.

Desmet P., Lauwers, Peter, Swiggers, Pierre, « Le développement de la dialectologie française avant et après Gilliéron »  in Lauwers, Peter, Simoni-Aurembou, Marie-Rose, Swiggers, Pierre, Géographie linguistique et biologie du langage : autour de Jules Giliéron, Louvain-Paris, Peeters, 2002, p. 17-64.

Galimard, Kalinka, « L'enquête, l'enquêteur, l'enquêté (le témoin) », Langue française, n°93, 1992. p. 53-73.

Martel, Philippe, Les félibres et leurs temps. Renaissance d'oc et opinion (1850-1914), Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2010.

Paris, Gaston, « Les Parlers de France », Histoire et philologie du comité des travaux historiques, 1887, Paris, 1889, p. 131-187.

Pop, Sever, La dialectologie : aperçu historique et méthodes d'enquêtes linguistiques, Louvain, Chez l'auteur, [19..?], 2 vol. vol. 1.

Tourtoulon, Ch. de, « Des Dialectes, de leur classification et de leur délimitation géographique », communication faite au Congrès de philologie romane de Montpellier, le 26 mai 1890, Revue des langues romanes, t. XXXIV, 1890, p. 130-175. (§ 5 repris sur ce blog)

       – Discours de réception (M. Joseph Foncin - Les parlers locaux), Académie des sciences, agriculture, arts et belles lettres (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône), 1897.

Tourtoulon, Charles de et Bringuier, Octavien, Étude sur la limite géographique de la langue d’oc et de la langue d’oïl. Rapport destiné au ministre de l’instruction publique des cultes et des beaux-arts, Paris, Imprimerie nationale, 1876 ; reprint Institut d’Estudis Occitans dau Lemosin & Lo Chamin de Sent Jaume, Masseret-Meuzac, 2007.

Zantedeschi, Francesco, « La Dialectologie avant sa disciplinarisation : la Société pour l’étude des langues romane, et le statut de la langue d’oc », European University Institute, Florence, 2012.

 


[1] « son discours est celui d’un empirique qui se constitue peu à peu une théorie »  (Chevalier, 1999). Soit en effet cet exposé de méthode : « Je prends au hasard une phrase du nouveau dialecte et je me demande à quels caractères je reconnais que cette phrase appartient à un parler différent de celui que je viens de quitter ; en d'autres termes, je recherche en quoi cette phrase diffère de la phrase exactement correspondante du précédent idiome, et je note avec soin toutes les différences. Je renouvelle la même expérience sur un très grand nombre de phrases toutes usuelles, recueillies pour la plupart de la bouche de gens du peuple dont j'ai préalablement constaté l'origine indigène, et j'ai ainsi le plus grand nombre des caractères qui, dans l'usage, servent à distinguer ce parler du parler voisin, caractères que je classe d'après leur fréquence et non d'après leur valeur intrinsèque. Une flexion du verbe peut avoir scientifiquement plus d'importance que la transformation d'une voyelle ; mais s'il s'agit d'une voyelle d'un usage fréquent, a ou o, par exemple, et si la transformation est constante, ce caractère frappera dès la première phrase entendue et marquera le changement d'idiome, tandis que le temps ou la personne du verbe affectée d'une flexion spéciale se présentera peut-être si rarement dans le discours que, si ce caractère était le seul, on pourrait entendre une longue conversation sans se douter qu'on a changé de dialecte » (Tourtoulon, 1890).

[2] « Une autre particularité de cette région, c'est l'existence sur le même sol d'un idiome d'oïl, qui n'est pas, comme le gabaï de la Guienne, parlé par certains individus à l'exclusion de la langue d'oc; mais qui se trouve mêlé à celle-ci dans toutes les bouches et en proportions très variables, suivant les personnes et les localités. Il serait assez difficile, par exemple, de déterminer la langue à laquelle appartiennent les deux phrases suivantes, recueillies par nous dans la même commune (Magnac-Laval) :

Vaqui des femmes que passan; elles vandan de l’oli

Véci de la fannâ qui passan; a vandan de l’eule,

On peut cependant, avec les éléments qu'elles fournissent, reconstituer une phrase d'oc et une phrase d'oïl parfaitement reconnaissables. »

Sur le marchois, outre le compte rendu de l'oufrage collectif déjà signalé ("Des papillons morts bien aplatis"), lire ici le compte rendu critique de Jean-Cristophe Dourdet consacré à une article de J. -M. Monnet-Quelet ("Marchois et Patois de Paris, un rapprochement pertinent ?").

[3] Il n’est donc pas exacts d’affirmer que les auteurs auraient utilisé pour décrire le contraste Nord-Sud, « un vocabulaire de géographie politique (« frontière », « ligne de démarcation ») qui ne laissait de place ni à la mobilité de la limité, ni à sa nuance », comme l’affirme Antoine Paillet, « L’apport des techniques agraires à la définition d’une « limite nord-sud » en France », in Jean-Luc Fray et Céline Pérol, L'historien en quête d'espaces, Presses Univ Blaise Pascal, 1 janv. 2004, p. 141

[4] Sur cette pétition, voir les ouvrages de Philippe Martel et Hervé Terral, dont on a rendu compte ici.