Le premier usage de ce blog trilingue (au moins) était de publier des notes, réflexions et articles sur des questions liées aux langues et aux cultures minorées en général et à l'occitan en particulier, qui m'ont été refusés par les journaux ou revues auxquels je les destinais et parfois qui me les avaient demandés. Les raisons de ces refus sont très diverses et je m'accorde la licence de les communiquer ou non suivant les cas. Les dates qui apparaissent, pour ces textes, sont donc celles de leur mise en ligne ; celles de leur composition sont précisées à chaque fois au début de l'article.

L'extrême difficulté de faire paraître des articles sur ces sujets, je ne dis pas à proprement parler militants, mais de simple réflexion sur les journaux et revues nationales et régionales, mériterait, en soi, une longue réflexion. On aurait tort de penser (hélas !) que la cause majeure en serait le fait, indéniable, que ces sujets dérangent, et tout particulièrement dans notre chère France où règne la religion de la langue unique. Mais en fait l'indifférence, la conviction que le sujet n'en est pas un, qu'il est dépassé ou non pertinent est sans doute la raison principale des refus de publication. C'est pourquoi le choix de la publication en ligne s'impose comme une nécessité. Elle est aussi l'espoir de créer de la discussion et de tisser des liens.

De sorte, que je l'utilise aussi comme un moyen d'exprimer directement ce que j'ai à dire sur ces questions et de solliciter des discussions argumentées mais sans ménagement. Je le conçois aussi, à l'occasion, comme un lieu pour publier des critiques de livres, de film, d'expos ou de sites web. Il est enfin un lieu d'acueil pour les textes et les commentaires qui me sembleront y trouver leur place et y faire sens.

Si l'on trouve ici des textes qui concernent Albi et ses environs, c'est que j'y suis né et que j'y retourne souvent. Si l'on en trouve aussi sur le Limousin, c'est que j'y vis. En occitan j'essaie de pratiquer un languedocien central à forte consonnances albigeoises, mas lo lemosin me gaita !

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Non, la vièlha vòl pas crebar, e encara podriá plan mòrdre, la carraunha, amb la dent que li demora !

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Lo tavan (qu'es una missanta bestia que zonzoneja e te fissa !) alias JP C